Nouveaux taux horaires : l'université peut-elle se le permettre?

Le budget de l'université mise sur une hausse des inscriptions aux cycles supérieurs pour relancer notre institution. Qui dit hausse des inscriptions (et embauche de professeur-e-s) dit un besoin accru de correcteurs-trices, de moniteurs-trices, de démonstrateurs-trices, d'auxiliaires de recherche, etc. Les augmentations de salaires obtenues par le SÉtuE rehausseront de manière substantielle l'attrait exercé par l'UQAM. À cet effet, rappelons que cet attrait était fortement mis à mal avec les écarts de salaires considérables avec l'Université de Montréal et avec l'Université McGill.

L'UQAM possède les ressources financières nécessaires aux augmentations obtenues. De plus, rappelons que si certaines augmentations dépassent parfois les 30%, la masse salariale globale des membres du SÉtuE demeure infiniment plus faible que celle des autres syndicats de l'UQAM. Par ailleurs, la masse salariale globale des employé-e-s étudiant-e-s a fondue au cours des dernières années (les prévisions pour l'année 2009 indiquent une baisse probable de 13% par rapport à 2006). L'UQAM se doit d'investir les sommes nécessaires si elle veut pouvoir être en mesure d'attirer un nombre accru d'étudiant-e-s employé-e-s.